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Témoignages d'anciens
résidents et résidentes
Lorsque je suis arrivée à l’exode, je
finissais une thérapie de 9 mois, j’étais un peu perdue, triste
d’avoir quitter des gens avec qui j’avais tissé des liens et par
dessus tout, je débarquais à Montréal, une ville qui m’était inconnue,
avec des gens qui l’étaient tout autant mais heureusement on m’a très
bien accueilli, on m’a laissé le temps de m’adapter…..j’irai même
jusqu'à dire qu’on m’a apprivoisé.
Au commencement de mon séjour au pavillon Émilie, on m’a dit de
prendre mon temps afin de choisir l’intervenante avec qui je me
sentais le mieux pour entreprendre mon suivi individuel. Un geste très
apprécié puisqu’il y a tant d’endroit où l’on nous impose quelqu’un,
qu’on s’entende ou non avec la personne. Je crois que ce geste
reflète bien le respect et l’attention qui m’ont été portés durant mon
séjour. Il est tellement important d’être à l’aise pour s’ouvrir avec
son intervenante…C’est pourquoi j’ai choisi la meilleure.
Avec elle, j’ai atteint de beaux objectifs, entre autre, intégrer un
appartement supervisé, avoir enfin un endroit à moi après avoir passé
plus d’un an en communauté. Tout en continuant mon cheminement, j’ai
aussi trouvé un emploi dans mon domaine, à temps partiel, pour
équilibrer toutes les sphères de ma vie « loisirs, vie sociale,
travail……. »puis, lorsque je fus prête, à temps plein où j’ai pu
m’épanouir davantage. Je considère avoir travaillé en équipe avec mon
intervenante. Je lui faisais confiance mais l’élément le plus
important fût la réciprocité de la relation entre elle et moi.
Mais il n’y a pas seulement eu mon intervenante de géniale, l’ambiance
de la maison l’était également. En effet, la première fois que j’ai
mis le pied à L’Exode, je ne pouvais croire qu’il s’agissait d’un
organisme de réinsertion tellement j’ai trouvée l’endroit familial et
chaleureux. On aurait dit une petite maison, la mienne peut-être,
dans laquelle j’aurais habité avec des amies. Ma chambre individuelle
(avec balcon), les repas santé, les desserts délicieux, l’accès à
l’Internet, la proximité des transports en commun, la situation
géographique sont d’autres éléments qui ont agrémenté mon séjour.
Pour finir, ce qui a été le plus charmant a été le fait d’être
traitée en premier lieu comme un être humain et non comme une
toxicomane. J’ai vraiment la conviction que l’exode est une douce
transition pour quelqu’un qui finit une thérapie et un tremplin vers
davantage d’autonomie.
Merci
M.
L’Exode .
J’ai tendance à penser que l’Exode a été pour moi une belle porte
d’entrée sur la vie. Effectivement, lorsque je suis entrée j’étais
réellement dans un piteux état. J’angoissais, jour et nuit, il n’y
avait que des rêves ou des cauchemars qui se bousculaient à une
vitesse folle dans ma tête mais surtout je n’y croyais plus. Ni en
moi ni en rien ni personne d’ailleurs mais heureusement, j’ai eu
l’occasion ou plutôt la chance de faire un petit séjour à l’exode. En
effet, j’utilise le terme petit parce que avec tous les outils que
j’y ai trouvé , toute la confiance que j’ai retrouvé, tout le
réconfort et les espoirs qui m’ont été donné, je considère que ce
fût une bien courte période que mon passage à l’exode.
Dans une passe plus difficile de ma vie j’ai eu le bonheur de
connaître un endroit où dans une ambiance de respect et d’affection,
j’ai pu me remettre sur pied avec un programme ajusté à mes besoin
et à ma personnalité. Je tiens à dire merci aux intervenants qui
m’ont accompagnés dans ma démarche avec le plus grand des tacts.
Grâce à vous ma démarche de reconstruction et celle de bien d’autres
femmes dans ma situation est une réussite. Le loyer chaleureux que
vous offrez, la paisible énergie à laquelle vous tenez en plus de tous
les excellents repas jour après jour qui nous sont proposés m’a permis
de trouver la paix.
Ma paix intérieure, celle dont j’avais besoin pour paisiblement
continuer mon chemin.
Bonjour,
Je m’appelle Julie et je viens tout juste d’avoir 30 ans. Lorsque je
suis rentrée à l’exode au début du mois de février, j’étais
complètement déboussolée. J’avais un problème de consommation, j’étais
sans domicile, je ne travaillais plus: en fait j’étais perdue. Après
avoir passée 2 semaines en dépannage, j’ai embarquée dans le
programme ‘moyen terme’ incluant la micro thérapie. Tout de suite,
j’ai commencée à retrouver goût à la vie. Mes suivis hebdomadaires
avec mon intervenante Doris m’ont beaucoup fait avancer.
Aujourd’hui j’habite aux appartements Rosemont, je suis retournée
aux études et ça fera bientôt 7 mois que je suis sobre. Je suis
convaincue que si je n’avais pas passée par l’Exode, je ne serais
pas rendue où je suis maintenant.
Merci encore
Ce que l’exode m’a apporté.
Je cherchais un endroit où reprendre mon souffle; on m’a proposé
l’Exode où j’ai pu vivre pendant deux semaines en « dépannage »
Suite à ma thérapie à la Maison Jean-Lapointe, j’ai eu le bonheur
d’être acceptée en réinsertion pour une période de six mois. Ce fût
l’un des meilleurs choix de ma vie….
En effet, à l’Exode, j’ai pu réapprendre à vivre normalement dans un
encadrement adapté aux besoins de chacun des résidents de façon à ce
que toutes puissent y vivre en harmonie et dans le respect d’autrui.
Pour moi ce fut le début d’une nouvelle vie!
Mais comment parler de l’Exode sans parler des gens qui y travaillent,
se donnant de tout cœur et croyant à ce qu’ils font. Ces personnes-là
sont extraordinaires et font en sorte que l’Exode soit un cadeau de
ciel. De plus, le cheminement se fait en compagnie de l’intervenante
de votre choix, ce qui est très apprécié car être à l’aise de parler
des chose difficiles est le début de la démarche pour s’en sortir!
Personnellement, c’est à ce moment-là que j’ai fais un autre choix,
l’un des meilleurs de ma vie car j’ai choisi de cheminer avec Doris
qui n’est nulle autre que la reine des intervenantes selon moi et bien
d’autres qui la connaissent mais si vous lui parlez, vous verrez de
vous même à quel point c’est une « perle rare ».
Merci à l’Exode, a tout le personnel et à Doris!!!! Et longue vie à
tous…….
Je m’appelle Annick et j’ai 28 ans.
En 2004, je suis entrée à dollard-Cormier pour faire le programme de
désintoxication (10 jours fermés). Au terme de ces dix jours,
j’avais très peur de retourner chez moi. Ma vie et mes finances
étaient complètement désorganisées. Bien que j’avais le désir très
sincère de demeurer abstinente, je n’avais plus de réseau sociaL,
j’avais beaucoup de décisions à prendre ( exemple :faillite
personnelle), j’étais très souffrante sur le plan émotif et j’avais
besoin d’être accompagnée dans mon cheminement et mes prises de
décision. C’est pourquoi j’ai choisi d’entrer à la maison l’exode
après avoir terminé le programme de désintoxication.
Lorsque je pense aujourd’hui à mon séjour à la maison l’exode, ce dont
je me souviens le plus, c’est de m’être sentie en sécurité, protégée,
sensation que je n’est pas souvent eu la chance de sentir dans ma vie.
Lorsque je suis arrivée là-bas, j’avais d’énormes blessures liées à
mon passé. Je suis née dans un milieu très dysfonctionnel, avec un
père totalement absent et un mère alcoolique aux prises avec de graves
problèmes de santé mentale. J’avais également connu plusieurs
expériences traumatisante à l’adolescence et au cours de la période où
je consommais, telle que la violence (physique, verbale et sexuelle)
et plusieurs abus. Au Début de l’âge adulte,j »étais complètement
révoltée, déconnectée de moi-même et de mes besoins et je vivais
beaucoup d’isolement. Je sentais que je n’avais ma place nulle part,
que je n’étais pas faite pour la société dans laquelle je vivais.
Dépendante affective, j’ai commencé à consommer, à adopter divers
comportements compulsifs (boulimie, automutilation) et j’ai connu
plusieurs hospitalisations et psychiatrie, suite à des tentatives de
suicide. J’ai également fréquenté des milieux très malsains
(rave,underground) où j’ai aggravée davantage mes blessures.
L’exode m’a permis en quelque sorte de m’exiler da ma propre vie
pendant un moment, de prendre un recul nécessaire pour faire le point.
La merveilleuse équipe d’intervenantes m’a aidée à retrouver une
dignité, une confiance en moi et une force qui me permet aujourd’hui
de poursuivre mon cheminement dans la sobriété. Au fil des rencontre,
j’ai guéri des blessures, j’ai appris à me connaître et à m’accepter
comme je suis, à me réconcilier avec mon passé, à m’accueillir dans
mes faiblesses et à être capable de me reconnaître dans mes forces.
J’ai aussi appris à exprimer mes émotions plutôt que de les garder
pour moi-même, à m’affirmer, à reconnaître mes limites et par-dessus
tout à me respecter pour amener les autres à me respecter.
Ce fut très difficile parfois très souffrant :C’est très difficile de
s’affronter soi-même, d’affronter le passé, les autres, les
difficultés et les réalités sans la consommation et les comportements
compulsifs, surtout lorsqu’ils ont constitué une béquille pendant
temps d’années. Par contre, je n’étais pas seul pour le faire et grâce
à mes efforts et à ma persévérance, j’ai appris énormément sur
moi-même et j’ai maintenant de nombreux outils qui me permettent
aujourd’hui de conserver un équilibre.
Je suis très reconnaissante envers l’exode. Toute l’équipe fait un
travail admirable. Merci de m’avoir aidée à être ce que je suis! Merci
de m’avoir aidée à changer ma vie. Et surtout, merci de m’avoir
amenée à croire que si j’y crois vraiment et que je pose les gestes
nécessaires, tout est possible.
A.
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