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La
Maison de Réhabilitation l’Exode ouvrait ses portes le 2 juillet
1990 à Montréal (au 2575 avenue Letourneux) en tant qu’organisme
de réinsertion sociale pour une clientèle masculine. C’est donc,
en grande partie, grâce à M. André Dumont, prêtre et missionnaire
Oblat de Marie Immaculée, qui avait été sensibilisé au besoin de
ce genre de service chez des personnes en thérapie interne pour un
problème de dépendance que cette ressource a vu le jour. En fait,
c’est en collaboration avec Sœur Jacqueline Proteau, f.j., que M.
Dumont co-fondait le Pavillon
Ubald, en référence à Ubald
Villeneuve O.M.I., pionnier québécois dans le domaine de l’aide
aux personnes aux prises avec un problème de toxicomanie.
La Maison de Réhabilitation l’Exode
considère la réinsertion sociale comme une étape essentielle d’un
cheminement thérapeutique. Il est clair que la thérapie est un élément
déterminant du processus de changement, mais une période de
transition (la réinsertion sociale) entre un milieu protégé (la thérapie)
et la réalité extérieure est nécessaire. L’objectif de la réinsertion
sociale est donc la préparation à la sortie, le retour progressif à
l’autonomie et la consolidation des acquis du programme thérapeutique.
Pour cela, un encadrement demeure un atout de première importance.
Développements
La Maison de Réhabilitation l’Exode
a modestement commencé avec un pavillon de réinsertion mais
l’organisme a progressivement élargi l’éventail de ses services.
En effet, en 1995, un pavillon desservant la clientèle féminine
ouvrait ses portes au 2590 avenue Letourneux à Montréal. Ce pavillon
se nomme Pavillon
Émilie, ce qui souligne ainsi la contribution
importante des Sœurs de la Providence (dont la fondatrice est Émilie
Gamelin) à l’Exode, notamment dans l’acquisition du pavillon précité.
En 1998, La Maison de Réhabilitation
l’Exode parvenait à conclure une entente de services avec le centre
Dollard-Cormier, l’établissement de référence du réseau public
de Montréal en matière de prise en charge et de traitement des problématiques
de dépendance (alcool, drogue et jeu). Cette entente donnait
naissance à un nouveau service s’adressant à une clientèle mixte :
le service d’hébergement dépannage. Cette même année 1998, la
Maison de Réhabilitation l’Exode faisait l’acquisition d’un
domaine dans le sud-ouest de la Montérégie à St-Anicet : le
Pavillon Genesis. Ce pavillon élargissait encore le champ d’activité
de l’organisme en proposant un service de thérapie interne.
Le 2 juin 2004, la Maison de Réhabilitation
l’Exode (les trois pavillons) se voyait décerner un certificat de
conformité par le Ministère de la Santé et de Services Sociaux du
Québec. Ce certificat atteste le respect des normes définies par le
ministère précité et de la qualité des services dispensés.
Le 16 octobre 2005, la Maison de réhabilitation
l’Exode décidait de fermer le Pavillon Genesis mais le programme de
thérapie qui y était offert est encore maintenu dans le programme de
thérapie externe.
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